En août, dans un article, j’ai (plus ou moins) longuement épilogué sur les occasions qu’on laissait s’envoler… Et bien peu après la rentrée 2012, j’ai essayé de ne pas laisser s’échapper une belle occasion de vivre de belles choses. Pourtant, elle m’a glissé entre les doigts sans que je comprenne trop pourquoi…
Via Internet, j’ai fait la connaissance d’un bellâtre fort sympathique, plutôt mignon et qui avait l’air d’être sur la même longueur que moi (Miracle ?!) Pour le premier rendez-vous, Monsieur me propose de venir prendre un verre chez lui (Gloups :- /) Longue hésitation, je ne connais pas ce jeune homme, je ne sais pas quelles sont ses intentions, d’autant plus qu’il habite un coin un (petit) peu reculé à la campagne.
Après quelques jours de réflexions, de longs échanges sur MSN (et le fait qu’il venait d’avoir un accident de moto et qu’il était donc plus ou moins immobilisé), je prends le risque !
J’arrive chez lui et tout parait évident ! On se plait, on le sent tous les deux, on s’en rend compte, la soirée se conclut par la prise d’un nouveau rendez-vous et un baiser (c’est moi qui l’ai embrassé ! = occasion/papillon - cf article http://contesdefilles.overblog.com/les-occasions-sont-comme-des-papillons-on-en-attrape-quelques-unes-les-autres-s-envolent). Tout s’enchaîne, tellement l’évidence est là. On se sent bien, on vit ce qu’on a à vivre et on verra où ça nous mène !...
Un mois et demi plus tard, le verdict tombe ! Monsieur m’apprécie, se sent bien avec moi, me trouve belle, adore me faire l’amour, adore nos discussions et les moments que l’on passe ensemble, me faire à manger, a envie de me voir, pense à moi très souvent… mais… il ne sait pas où il en est ! Il est effrayé parce qu’il pense que je m’attache plus que lui. Après 45 jours de bonheur et de bonne humeur, Monsieur n’est pas encore fou amoureux et d’après lui ce n’est pas normal. A ce stade il devrait ressentir des choses plus fortes pour moi. Il a peur de me faire souffrir et préfère donc m’en parler (me larguer !)…
Je lui explique que je n’en suis pas encore là, que j’ai besoin de le connaître plus avant de pouvoir me prononcer sur d’éventuels sentiments car cela est vraiment récent et que l’on se connait peu. J’essaie de le rassurer en lui disant qu’il ne faut pas qu’il pense à ma place, que l’on s’était dit qu’on irait doucement et qu’il avait légèrement accéléré les choses (en me proposant très souvent de venir chez lui et en me disant des choses tellement agréables à entendre...!), qu’il fallait qu’on se laisse un peu de temps, qu’on y aille doucement et qu’on verrait bien. Monsieur ne sait pas, il a besoin de temps, il se sent stressé en ce moment, il a beaucoup de boulot, de gros contrats et me demande de lui laisser 2 mois… pendant lesquels je dois vivre ma vie ! (Pas jaloux le garçon !??) Il préfère me dire que « c’est mort » plutôt que me faire espérer et que s’il doit revenir, il reviendra… (Foutaise ! Un peu de franchise ça ne me ferai pas de mal car ce sont ces paroles-là qui laissent l’espoir naître et grandir petit à petit dans nos cerveaux d’analystes que ce sont ceux des filles !)
Mode loose :-/
Les mecs sont donc tous bien les mêmes… La peur de se casser la gueule ? De s’engager ? Qu’on les empêche de voir leurs potes ? De se sentir comme des chiens en laisse ?...
Quand bien même, ils ne se rendent pas compte que le problème est un peu le même pour nous (jeunes femmes libres, indépendantes aimant les virées – très légèrement - alcoolisées avec les copines pendant lesquels l’on débriefe longuement sur la taille... des pays que l'on visite!)
Pourquoi ne pas tout simplement essayer et voir ce que cela peut donner ? A partir du moment où l’on se sent bien avec quelqu’un et qu’il n’y a pas d’obstacles conséquents (on est toutes sorti avec un homme casé, fiancé, marié ou un père… ! N’est-ce pas ?!) pourquoi préférer fuir ? Ou alors c’est que le mâle en question n’a pas les roubignoles aussi grosses que ce qu’il dit et qu’il ne doit pas connaître la définition des mots « sincérité » et « franchise ». Bingo! Monsieur a rencontré une autre fille! Ah cette société de consommation... On prend, quand ça sert plus, on jette!
Pour la première fois depuis longtemps, j’avais mis de côté mes préjugés, mes idées et mes manies de célibataire (bientôt célibattante) renfrognée (de me refermer comme une huître à l’approche d’une potentielle histoire sérieuse, d’essayer de prendre de la distance…) Maintenant que c’est terminé, j’essaie de me dire qu’il y a des choses plus graves dans la vie pour ne pas être triste et déçue…
Seulement, à force de se dire qu'il y a toujours des choses plus graves que celles que l'on vit, je fini par me rendre compte que plus grand chose n'a d'importance... Et si on prenait le temps d'accorder de l'importance aux choses qui pourraient peut-être en avoir?...
C’est fini, je suis triste et j'assume... Je vais pleurer un bon coup, essuyer mes larmes, me consoler comme je le pourrais... Et peu importe ce qu’en dise ou en pense les autres… Surtout si cela peut m’aider à tourner la page plus vite !.. Dorénavant je partirai du principe que tout ce qui nous touche a forcément de l’importance...